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  Avant chaque départ, l'excitation qui précède fait aussi partie du voyage, elle participe à la jubilation d'une aventure pas encore entamée. Le choix de la destination se fait sur un lieu magique qui pique la curiosité et invite à la découverte : Kuala Lumpur, Mer de Chine, Costa Rica, Tibet, Inde, Muraille de chine, Caraïbes, Seychelles… Qui n'en a pas rêvé. Les projets deviennent aventure et les aventures des empruntes indélébiles qui changent notre perception.

    Très petit déjà, le tour du monde était un rêve, aujourd'hui, je le fais en pointillé. Les dates de voyage se décident, la préparation commence. Les images collectées sur Internet se bousculent, on discute de ce qu'il faut absolument voir comme deux vieux baroudeurs en mal de nouveaux horizons et de sensations fortes. La préparation médicale se limite à la vérification des vaccins et à l'achat de deux boites, une pour la fièvre, l'autre pour les maux de ventre. Pour le reste, un sac à dos léger, le billet retour, l'EOS en bandoulière et le guide du routard suffit à notre panoplie de globe trotteur.

     Depuis trois ans, nous sommes quatre. Nous devons repenser la logistique, les destinations doivent s'adapter, fini les nuitées dans la jungle, dans les taudis de Thaïlande. Le poids des sacs s'accroît, on sacrifie notre mobilité sur l'hôtel de l'apprentissage des enfants. Peut être sont ils encore petits, on va commencer doucement avec des plans "soft". Découverte avec repli possible pour pallier à toutes éventualités. Ils rêvent de pirates, de dragon ou de lion, le terrain est propice à l'aventure et aux chevauchées à dos d'éléphant cent fois plus gros qu'eux.

    Le partage de la découverte sera encore plus intense qu'à deux.